L'Ombre de Londres
Bienvenue sur l'Ombre !

La capitale vit dans le chaos : les Vampires complotent toujours, les Hunters s'allient et s'organisent, les Alchimistes se révèlent, les Lycanthropes se regroupent et les Loups-Garous recommencent à tuer !

Citoyen de l'Ombre, te voilà revenu dans nos sombres ruelles...

Bon jeu !


Forum RPG - Londres au XIXème siècle. Incarnez Vampires, Loups-Garous, Lycanthropes, Homonculus, Chimères, Alchimistes, Hunter...et choisissez votre camp dans une ville où les apparences n'ont jamais été aussi trompeuses...
 
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Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42]

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Katyusha Orlov
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Katyusha Orlov
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MessageSujet: Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Icon_minitimeLun 29 Oct - 16:32

[HRP/ Après "Une amitié naissante [Katyusha, Emrys, Melchior] [09/09/1842]" /HRP]


Le déménagement s'était plutôt bien passé. Katyusha avait pris soin de tout mettre en ordre à la fois dans sa demeure et dans son commerce. Tout était réglé, et elle avait à présent du temps pour elle. Les premiers jours, elle était restée sagement chez elle, observant ce nouvel environnement depuis une des fenêtres. La nuit semblait bien s'accorder avec cette ville, pourtant le charme français lui manquait. Ou était-ce l'absence d'une certaine personne qui commençait à lui peser ? La vampiresse prit une profonde inspiration. Ce soir, elle sortirait. Elle avait un besoin presque vital de se changer les idées, de penser à autre chose. Il y avait ce fameux Grand Théâtre dont elle avait entendu parler. Ses contacts lui avaient également chaudement recommandé le Royal Opera House, mais ce serait pour une autre fois. Elle souhaitait quelque chose de plus simple, et espérait que ce théâtre pourrait lui offrir une petite représentation. Quelque chose de léger, juste de quoi inviter son esprit à vagabonder loin de la mélancolie qui menaçait.

La belle de nuit s'apprêta donc. Elle choisit une toilette champagne, ornée de dentelles dorées, quelques motifs floraux venant donner une touche de légèreté à l'ensemble. Elle piqua quelques petites perles satinées ici et là, soucieuse de donner un peu de relief et une pointe d'éclat à sa tenue. Elle tressa ses cheveux, y plaçant quelques perles par endroits pour faire un rappel, avant de choisir une parure d’améthyste relativement sobre. Quelques gouttes d'un parfum fleuri feraient le reste. Un mélange de rose, de violette, et de fleur d'oranger.... Elle prit son petit nécessaire pour ses sorties, qui comprenait l'indispensable pour une dame du monde. L'incontournable mouchoir en tissus, une paire de gant, un éventail, un petit peigne, une bourse. Elle s'interrogea un instant sur la nécessité ou non de prendre une lame cachée sur elle ce soir. Elle doutait faire de mauvaises rencontres, mais est-ce qu'elle n'aurait pas l'occasion de prélever un peu de sang sur une victime ? Il valait mieux ne pas louper l'occasion. Elle prit donc la petite lame, avant de s'emparer d'un petit calice qu'elle emmenait souvent avec elle. A vrai dire elle le prenait dès qu'elle savait qu'elle pouvait chasser.... Elle trouvait cela beaucoup plus commode pour boire, que de s'abandonner au cou de quelqu'un qu'elle ne connaissait pas ! Néanmoins, elle n'avait pas vraiment l'impression qu'elle aurait le cœur à chasser cette nuit. Mais elle préférait être prévoyante.

Parée, elle fit glisser une ample cape noire sur ses épaules, et sortit de chez elle. Grimpant dans la voiture qui l'emmenait vers le théâtre, le ballotement de cette dernière semblait la bercer un peu. Il n'y avait que le fracas des sabots du cheval pour l'empêcher de sombrer dans des rêveries douloureuses. Elle observait le décor qui défilait dehors. La nuit était plutôt claire, la lune étant toutefois régulièrement cachée par de gros nuages sombres. Dehors il faisait froid, comme l'époque l'exigeait. Il n'y avait pas beaucoup de monde pour s'aventurer sous le vent, qui soufflait quelques fois des bourrasques frigorifiantes. Elle se rendit compte qu'elle ne s'était même pas renseignée sur le programme de ce soir. Est-ce qu'il y avait seulement une représentation ? Il ne manquerait plus qu'elle se soit déplacée pour rien ! Elle pourrait toujours aller dans un salon se consoler avec d'autres artistes, mais elle espérait pouvoir s'en tenir à sa volonté première. Elle serait bientôt fixée, car voilà qu'elle distinguait un peu plus loin le théâtre en question. Il y avait des personnes qui circulaient devant ce dernier, signe qu'il y avait bien une représentation ce soir. La chance semblait sourire à la demoiselle, qui descendit donc de sa voiture pour découvrir ce à quoi elle allait assister ce soir. Il y avait des rires, quelques éclats de voix ici et là. Malgré le froid, les spectateurs semblaient plutôt contents d'être là.

S'acquittant de la place, Katyusha s'engouffra à l'intérieur de l'édifice, ôtant enfin le capuchon de sa cape. Le vent ne risquerait plus de ruiner sa coiffure à présent. Il s'agissait à présent de rejoindre sa place, et d'attendre gentiment que le spectacle commence.... Mais la vampiresse s'arrêta un instant. Il y avait beaucoup de monde ! Elle ne pensait pas qu'il y aurait eu autant foule ce soir. Et à vrai dire, elle n'avait même pas fait attention à ce qu'elle était venue voir, même maintenant. Qu'est-ce qui pouvait bien avoir attiré autant de monde ? La belle espérait une bonne surprise, mais avant cela, elle tenta de se frayer un chemin.... Ce qui était toute une épreuve ! Non seulement il y avait du monde, mais en plus elle était petite.... Habitué à devoir composer avec sa petite stature, Katyusha avait commencé la valse des "Excusez-moi" et "Veuillez me pardonner", tous ponctués de sourires charmants et polis. Sa place lui semblait bien loin en cet instant !
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Melchior H. Barnes
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MessageSujet: Re: Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Icon_minitimeMar 12 Mar - 21:08

[HRP/ RP précédent de Melchior: Soirée tranquille en face de la bibliothèque. /HRP]



Besoin de distractions

Aos, Katherine et Melchior

Quand l'humour domestique déride les Anglais,
C'est que les dramaturges s'inspirent des Français.


Le Grand Théâtre
Le 9 octobre 1842


Un crayon de graphite Bessemer en main, Melchior prenait des notes, comme il pouvait. Au milieu d'une foule en délire, particulièrement compacte et incivile, le pauvre petit journaliste tentait de griffonner quelques phrases en vue de son prochain article qui paraîtrait dans le Time. Cela aurait dû être un immense honneur de pouvoir enfin rédiger une paire de lignes dans la partie des spectacles, d'autant plus que c'était du Grand Théâtre dont il s'agissait, mais le jeune homme avait une nouvelle fois été victime du mépris de ses collègues. Tout heureux de recevoir sa mission, il avait trépigné d'impatience et rassemblé ses affaires avec hâte, serrant des mains, tout sourire, avec mille mercis et mille courbettes, avant de se rendre au lieu de son...martyre.
La mine renfrognée, le Lycanthrope n'en revenait pas: c'était pour assister à une comédie ridicule, en plein coeur d'une tourmente de rires gras et de bousculades, qu'il avait été choisi. Bien évidemment ! Ce n'était pas une magnifique tragédie, digne des plus grands maîtres en la matière ! Nonnnn monsieur, c'était pour l'adaptation d'une comédie "domestique" à la française qu'on l'avait appelé ! Il était là, entre quelques petits bourgeois oublieux des bonnes manières et sans doute de nombreux truands infiltrés...à peiner pour réussir à entendre un mot des comédiens, à voir un morceau de costume et à respirer...


* Ce n'est pas si mal allons ! Dryden est un maître, tu ne peux le nier. * fit Whool dans son esprit contrarié.

* C'est drôle ! Détends-toi ! Fais comme les autres !* couina Mustel à son tour.

Melchior soupira. Ses deux entités avaient raison, il le savait, mais il ne pouvait s'empêcher de se plaindre intérieurement de sa misérable condition. Après avoir loupé le scoop concernant la pièce de théâtre du comte Keisuke, on l'avait de nouveau relégué au rang de scribouillard de second ordre et il avait passé l'été à rédiger des articles minables sur l'état des parcs de la capitale ou annoncé les morts dans la rubrique nécrologique. Une humiliation pour un gaillard aussi motivé que lui ! Cette soirée avait brillé comme un merveilleux espoir et ses collègues avaient insisté pour qu'il soit "l'homme de la situation".


*J'aurais dû m'en douter...Je suis stupide...* grogna-t-il au loup et au furet qui partageaient son être.

*Regarde et profite, c'est tout. Si tu ne veux pas écrire, tu peux toujours faire les poches des gens. Le mouchoir de ce gars-là, à ta droite, est de bonne qualité. Tu l'as vu ?*

Exaspéré par la cleptomanie de son totem, Melchior lui ferma son esprit, ou du moins tenta de lui fermer. Se concentrant sur la pièce qui se jouait au loin, il plissa les yeux et tâcha de détailler les costumes. Il pourrait toujours meubler son article avec ce genre de chose...
The Feign'd Innocence, comédie adaptée de L'Étourdi de Molière par John Dryden, en 1667, avait quelque chose de passionnant en réalité. Melchior était malmené par la foule et ne supportait pas ces éclats de rire qui l'environnaient, mais il devait reconnaître que la "piètre comédie" qu'il pensait voir était en vérité un chef-d'oeuvre. Il était mauvaise langue à cause de son accablement...


*C'est bien de le reconnaître Mel.* fit Whool avec douceur. *Tu devrais prendre un peu plus de recul.*

Le brave loup avait raison, comme toujours. Quitte à ne pas bien voir la scène, autant la voir de loin.

*Je parle du travail, pas de ta place dans ce théâtre.*

Le journaliste l'ignora. Oui, il avait pris son conseil au pied de la lettre, trop littéralement, mais c'était tout de même une idée intéressante. Il vallait mieux qu'il s'extirpe un peu de cette masse mouvante s'il voulait écrire quelque chose de lisible et d'efficace.
Fendant la foule avec bien du mal, Melchior tenta de revenir vers l'entrée. Il joua lentement des coudes et s'excusa cent fois pour faire demi-tour. Malheureusement, sa maladresse légendaire lui valut quelques grognement de dame et gentilhomme sur les pieds desquels il avait marché. Mais le pire, ce fut ce choc formidable qui l'ébranla tout entier lorsqu'il heurta de plein fouet une jeune femme qu'il n'avait pas vue arriver. Son carnet s'envola dans la foule et son crayon lui tomba des mains après lui avoir arraché un bout de chair.


- Oh mon Dieu ! Je ne vous ai pas fait mal, Madame ?! demanda-t-il en saisissant le bras de la belle à laquelle il avait dû faire grand mal.

Rouge de honte, il lâcha presque aussi la jeune femme, soudainement conscient de son impudence. Il bégaya en tremblant, troublé :


- Je...je suis navré...vraiment...Oh...J'ai dû vous faire mal...

* Ton carnet...*

Comme réveillé en sursaut, Melchior quitta des yeux la belle et se mit à chercher son carnet. Son état de nervosité était effrayant. Presque hagard, le regard fou, le journaliste semblait prêt à pleurer.

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Katyusha Orlov
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MessageSujet: Re: Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Icon_minitimeJeu 14 Mar - 11:57

Une comédie française.... Cela avait eu le mérite de dessiné un sourire sur le visage de la noble rousse. Un sourire un peu triste, emprunt de nostalgie, mais un sourire quand même. Molière.... Tybalt l'aimait beaucoup, à travers ses œuvres et même le personnage. Katyusha était trop jeune pour avoir eu la chance de le rencontrer en personne, mais elle se fiait aveuglément à l'avis de son feu mentor. Cela lui faisait un peu étrange de voir cette pièce interprétée en anglais, elle avait l'impression de ne pas y retrouver toutes les subtilités de sa version française.... Non, c'était comme si cette représentation avait son propre charme, sa propre signature. Ce n'était pas mauvais, c'était.... Différent. En tout cas le publique semblait beaucoup apprécier, et il fallait bien avouer qu'en elle même, la représentation demeurait agréable à suivre. Elle attendait certaines répliques, certains passage un sourire bienveillant aux lèvres. Un peu comme un vieil ami qu'on revoyait après une longue absence et qui venait évoquer le bon vieux temps. Elle avait pu se perdre pendant l'espace d'un doux moment, dans l'histoire de la pièce, son esprit vagabondant gentiment au gré des répliques.

Malheureusement, toutes les bonnes choses avaient une fin, la pièce également. Lorsqu'elle se releva, la nostalgie semblait la percuter de nouveau de plein fouet. Son sourire s'estompa comme un songe face aux premières lueurs de l'aube. C'était fini, et à présent, des souvenirs aussi doux que douloureux faisaient surface. Pire, des questions insidieuses firent leur apparition. Est-ce qu'il aurait aimé cette interprétation ? Est-ce qu'il aurait apprécié la mise en scène ? Tel comédien lui aurait fortement plu ! Autant de questions et de remarques qui ne faisaient que souligner une chose. Son absence.... Le cœur de la vampiresse, et elle se décida à quitter les lieux promptement. Rentrer chez elle pour se murer de nouveau dans la solitude et la mélancolie. Essayer de trouver un peu de réconfort auprès de ses instruments. Et avec un peu de chance dormir. Dormir pour ne plus penser, dormir pour oublier. C'était là son programme pour le reste de la soirée, mais pour l'heure, il fallait encore qu'elle arrive à rentrer chez elle. Les gens prenaient souvent la peine de discuter de leurs impressions et de ce qu'ils avaient pensé de la pièce avant de quitter les lieux, et que chacun s'en retourne chez soi.

Katyusha, tentait de nouveau de se frayer un chemin vers la sortie, recommençant à s'excuser à tour de bras. Jusqu'à ce qu'on vienne la percuter de plein fouet, alors qu'elle attendait qu'un couple se pousse pour pouvoir passer. Son petit gabarit n'aidant pas, la malheureuse se retrouva par terre, avec en prime une douleur piquant au niveau de l'avant bras.

-Aïe !?!

Elle n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait exactement, qu'un jeune homme s'empressa de s'excuser, lui prit son avant bras, avant de mieux le relâcher, et.... De se mettre à chercher frénétiquement quelque chose tout en se transformant en une pivoine prête à fondre en larmes. La demoiselle observa ce curieux spectacle en restant à la fois interdite et circonspecte quelques instants. Elle n'était pas habituée à ce genre de manières et encore moins à ce type de réaction aussi paniquée et confuse. Parmi les témoins de l'incident, deux hommes s'empressèrent de venir au secours de la belle de nuit, l'aidant à se relever et s'enquérant de son état.

-Tout va bien mademoiselle ? Voulez-vous qu'on vous trouve un médecin ?

L'un des hommes vint s'emporter contre l'inconnu qui l'avait bousculé, n'appréciant visiblement pas qu'il soit entrain de chercher quelque chose, au lieu de porter assistance à la personne qu'il avait malmené.

-Idiot ! Voyez ce que vous avez fait ! Vous ne pouviez pas faire attention ?!

-Cela va aller, je vous remercie messieurs. C'est juste une égratignure, ce n'est rien de grave.

Elle sorti un petit mouchoir de son petit sac pour le poser sur sa plaie, soucieuse de ne pas se tâcher. Les deux hommes se retirèrent, après s'être assurée que Katyusha n'avaient plus besoin d'aide. Cet accrochage avait au moins eu le mérite de laisser le temps à une partie de la foule de s'éloigner. La jolie rousse posa son regard sur ce curieux personnage, avant de finalement se décider à lui parler.

-Vous.... Vous allez bien monsieur ? Vous avez perdu quelque chose ?

Qu'est-ce qu'il pouvait bien chercher de manière si frénétique ? Un objet au sol attira alors son regard. Un carnet.... Dans l'exact opposé de la position du jeune homme. L'éternelle demoiselle ramassa le carnet avant de se retourner de nouveau vers ce curieux personnage, qui allait finir par leur faire une crise d'apoplexie !

-Est-ce cela que vous cherchez ?

Elle lui tendit le carnet en se demandant si cette offrande singulière allait permettre d'apaiser cet esprit particulièrement agité.
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Melchior H. Barnes
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MessageSujet: Re: Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Icon_minitimeVen 15 Mar - 17:01



Besoin de distractions

Aos, Katherine et Melchior

Echange de bons procédés


Le Grand Théâtre
Le 9 octobre 1842


Depuis sa naissance, Melchior avait toujours été un grand maladroit. Le pauvre garçon était tout bonnement incapable de maîtriser ses membres à la perfection (et l'on n'évoquera ici que ses bras et ses jambes - pour le reste, cela demeurera secret). Ainsi, à chaque fois qu'il cuisinait, il renversait ses casseroles ou ses assiettes, il se brûlait, se coupait, se tachait comme personne d'autre! De même, à chaque fois qu'il buvait, il cassait un verre ou renversait le contenu du sien sur le voisin...Et à chaque fois qu'il déambulait dans la rue ou dans les espaces public comme les parcs ou les théâtres, il culbutait quelqu'un ! C'était décidément une terrible habitude chez lui. Bien évidemment, rien de tout ceci ne l'amusait, d'autant que la fréquence de ses bourdes lui avait valu les jolis surnoms de "boulet" et de "brise-tout" au bureau. Ses collègues le trouvaient stupide et ce trait de caractère ne les aidaient pas à l'apprécier : encrier, casse en plomb, poubelle, feuillets...Melchior finissait toujours par tout mettre par terre. C'était exaspérant pour les autres, mais aussi pour lui.

Navré d'avoir heurté si violemment une jeune lady, le journaliste s'excusa platement et baissa les yeux face aux virulents reproches que lui firent quelques gentlemen dans la foule. Mais il n'eut guère le temps de leur répondre puisque Mustel, son entité-furet, lui rappela bien vite qu'il avait perdu son carnet de notes. Sa petite voix de fouineur foudroya le Lycanthrope sur place et lui fit aussitôt oublier les bonnes amnières. Au lieu de s'occuper davantage de la belle, il se mit à chercher frénétiquement son support de travail, complètement paniqué. Il n'entendit même pas les grognements grandement indignés des gentlemen qui aidaient à sa place celle qu'il avait si brutalement renversée.


* Calme-toi. Tu vas le retrouver. Respire...* lui murmura son loup, convaincu qu'il allait faire un malaise s'il continuait ainsi

* A droite ! Non. Là-bas !? Non plus. Vas-y, il ne peut pas être bien loin !* couinait le furet, excité comme une puce. Pour lui, c'était un nouveau jeu. Trouver le carnet entre les jambes et les pieds des nombreux spectateurs qui se dirigeaient maintenant vers la sortie l'exaltait tout à fait.

Melchior hoquetait, à moitié à quatre pattes dans la foule, le coeur au bord des lèvres et les yeux rendus fous par l'agitation autour de lui qui brouillait les pistes. Le maladroit était complètement perdu, parfaitement affolé par la perte de son précieux carnet.


* Je n'aurais jamais dû venir ici ! Je n'aurais jamais dû venir ! Je le savais ! Sainte-Mère de Dieu, mais où est-il ?! * Ses pensées raisonnaient dans le Monde des Esprits comme un puissant cri de détresse qui se répercutait sur la voûte céleste à l'instar d'un dôme hermétique. Leur voix était amplifiée et son écho durait longtemps. Whool plissa les yeux et rabattit ses oreilles son son crâne gris.

* Calme-toi ! Tu nous casses les oreilles ! * grogna l'entité qui commençait à trouver que son ami exagérait un peu.

Alors le carnet lui fut tendu et Melchior s'arrêta net, stupéfait. Il se redressa en le saisissant (non sans hâte), et le retourna dans tous les sens comme s'il devait vérifier que c'était bien le sien. Evidemment, ce ne pouvait être que sa possession. Soudainement soulagé d'un immense poids, le journaliste poussa un long soupir en levant les yeux au ciel.


- Oh ! Dieu MERCI !! s'écria-t-il sans retenue.

Il rangea rapidement le carnet dans la poche intérieure de sa veste et se tourna (enfin) vers la jeune femme qui venait de le sauver. C'était celle qu'il avait bousculée.


- Merci mademoiselle...Merci beaucoup ! souffla-t-il, clairement soulagé.

Melchior réalisa alors qu'elle était blessée au bras et qu'il avait agi comme une brute sans éducation. Les paroles des gentlemen, maintenant partis, lui revinrent en tête et il rougit de honte. Extrêmement confus, il bégaya un peu :


- Je suis...si...si navré, my lady...Je...Co...Comment pourrais-je me faire pardonner ? J'espère que vous ne souffrez pas trop ?

Melchior était mortifié. La salle se vidait lentement autour d'eux. Ils gênaient significativement le passage aussi leur fallut-il suivre le mouvement pour se retrouver dehors au grand air.
Le vent glacé du soir fit un bien fou au journaliste qui respira à grandes goulées ce don du Ciel. Invitant du regard la jeune femme à s'éloigner de quelques pas de l'entrée, il s'arrêta bientôt pour s'excuser à nouveau :


- Madame, j'espère que vous pardonnerez au rustre que je suis...Ma conduite est intolérable et vous m'en voyez fort confus... Il se tordit les mains et se pinça la lèvre inférieure, cherchant un moyen de se faire pardonner. Soudain, il réalisa qu'il ne s'était même pas encore présenté. Je m'appelle Melchior Henry Barnes, je suis journaliste au Time, fit-il avec un peu de vaillance. Il venait de trouver une idée. J'assistais au spectacle pour rédiger un article. Ce carnet, que vous avez fort heureusement trouvé, contient mes notes, celles de toute la semaine...Comprenez ma crainte...

Cela n'excusait en rien son comportement, et il le savait, mais peut-être que son statu trouverait grâce aux yeux de la jeune femme et qu'elle oublierait vite cette bousculade fort fâcheuse.

- Et si...je vous interviewais ? Cela vous dirait d'avoir votre nom dans notre journal ?

Sans réellement attendre de réponse, trop convaincu que cela faisait forcément plaisir à n'importe qui, le Lycanthrope ressortit son carnet et sourit à la belle avec motivation. Il tenait-là de quoi meubler son article et se faire pardonner. C'était ce que l'on appelait "faire d'une pierre deux coups" !

* Ton crayon est resté à l'intérieur.*

Le visage du journaliste passa du tout au tout: son sourire s'effaça en une fraction de seconde et ses yeux s’égarèrent dans le vide.

- Mon crayon...Je...Je n'ai pas de quoi prendre des notes...

Whool poussa un long soupir triste et s'installa sur ses deux pattes avant, désolé pour son ami. Décidément, il était parfois d'une maladresse extraordinaire...

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Dernière édition par Melchior H. Barnes le Lun 29 Avr - 9:01, édité 1 fois
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Katyusha Orlov
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MessageSujet: Re: Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Icon_minitimeDim 17 Mar - 12:33

L'inconnu s'empara si vivement du carnet que la vampiresse retira rapidement sa main, comme si elle venait de donner un os à moelle à un chien un peu trop enjoué à l'idée de se saisir de son bien. Elle observa silencieusement le manège de cet homme, tout en étant parfaitement circonspecte.

*Qu'est-ce que c'est que cet hurluberlu ?*

Elle manqua de sursauter en l'entendant crier sa joie et son soulagement. Un peu embarrassée, l'éternelle demoiselle tourna discrètement sa tête de droite à gauche en espérant qu'ils n'étaient pas entrain de se donner en spectacle.... Même si les lieux étaient prévus pour se prêter à ce genre de prestations ! Elle ne s'était jamais sentie l'âme comédienne, encore moins dans une farce aussi burlesque. Heureusement pour elle, ils ne suscitaient que quelques regards curieux qui s'enfuyaient presque aussitôt pour des objectifs plus intéressants. Comme la sortie par exemple.... Mais les perles bleutées de la jolie rousse revinrent sur le jeune homme qui la remerciait visiblement de bon cœur, et qui semblait également retrouver un peu de contenance. Elle lui répondit par un sourire poli avant que son interlocuteur ne se mette soudainement à réaliser la situation dans son entièreté. Katyusha avait eu l'audace de penser que son émoi était fini, mais que nenni ! Le voilà qui sombrait de nouveau dans la confusion et apparemment une honte des plus poignantes. Il se confondit en excuses, rougissant jusqu'aux oreilles, au point d'inspirer une certaine pitié à la noble dame. Joignant doucement ses mains, elle prit le partie de tenter de le rassurer.

-Ce n'est rien qui ne puisse être surmontable. Rassurez-vous je m'en remettrais.

*Il va finir par nous faire une crise d'apoplexie à s'agiter de la sorte.... Les mortels sont si fragiles*


En attendant, ils n'allaient pas végéter au milieu du passage et continuer d'indisposer la foule qui voulait sortir. Ils se retrouvèrent à leur tour à l'extérieur, la vampiresse demeurant indifférente à la fraîcheur de ces nuits qu'elle affectionnait. Après avoir pris leur distance de l'entrée, et gagné autant en confort qu'en intimité, l'homme lui présenta de nouveau ses excuses. Elle en vint presque à se sentir embarrassée. Certes, il n'avait pas été exemple de galanterie ou no de bienséance, mais tout de même. Il s'était déjà excusé, et sincèrement en plus, elle n'allait tout de même pas lui faire un procès pour gaucherie ! Les tribunaux seraient saturés.... Elle prit sur elle, faisant un effort pour tenter d'apparaître le plus bienveillante possible, avant de lui répondre.

-De grâce Monsieur, calmez-vous. Ce n'était là qu'un incident tout à fait regrettable, mais sans conséquence grave à déplorer.

Elle parlait doucement sur un ton calme et posé. Peut-être qu'en lui montrant qu'elle n'était ni fâchée ni à l'agonie, il allait finir par se raisonner ? Il y avait bon espoir, car voilà qu'il se présentait à elle, retrouvant par la même occasion un peu d'aplomb. Ce qui dessina un léger sourire sur les lèvres de son interlocutrice.

-Enchantée Monsieur Barnes. Je m'appelle Katyusha Orlov.

Le journaliste lui expliqua la raison de sa venue au théâtre ce soir. Et par la même occasion l'importance de ce fameux carnet à ses yeux. La jolie rousse acquiesça doucement de la tête, satisfaite de le voir retrouver un peu plus de dignité. Elle pensait que cela allait s'en arrêter là, mais voilà qu'il lui fit une proposition des plus surprenantes. Un interview.... Celle-là, elle ne l'avait pas vu venir. Hélas pour le journaliste, il avait face à lui une des rare personne dont l'orgueil n'était pas suffisamment développé pour être attiré par une quelconque réclame. Au contraire, la lady préférait jouir d'une certaine tranquillité, ne fuyant son anonymat que pour les affaires, et encore. Elle redoutait un peu la réaction de ce Melchior face à son refus, ne souhaitant pas spécialement l'affliger ou le vexer. Mais elle n'avait pas du tout envie de se prêter à l'exercice.

-C'est à dire que....

Mais voilà qu'il l'interrompait de nouveau, alors qu'il avait de nouveau son carnet en main, son regard se figeant suite à une terrible constatation. Il avait égaré son crayon.... Prenant une profonde inspiration, la vampiresse bloqua cette dernière dans l'espoir de contrer un violent fou rire. Cet homme était une comédie à lui seul ! Elle ramena discrètement sa main devant ce sourire irrépressible, ayant toute les peines du monde à masquer son hilarité.

-Vous.... Cela n'a pas l'air d'être votre soirée Monsieur Barnes.

Elle finit par se mordre discrètement les lèvres pour s'aider à se calmer, avant qu'il ne finisse réellement par se vexer. Retrouvant elle-même un peu de contenance, elle entreprit une fois de plus de rassurer le journaliste malchanceux.

-Vous saurez bien trouver un autre crayon chez vous ou à votre bureau. Ne soyez pas déçu. Je n'affectionne pas particulièrement d'être affichée. Par ailleurs, je n'aurais rien de bien passionnant à raconter. Dites-vous que vous avez épargné un article fort ennuyeux à vos lecteurs.

*A vrai dire, vous feriez mieux de vous réserver votre article pour y narrer vos maladresses, je suis certaine que vous égayeriez la journée de vos lecteurs....*

La vampiresse voyait bien qu'il voulait bien faire et surtout se faire pardonner. Mais elle n'avait aucune idée de comment l'aider à se sentir mieux. En désespoir de cause, elle ajouta.

-Vous avez l'air.... quelque peu surmené, pourquoi n'iriez-vous pas dans un salon vous offrir une bonne tasse de thé ? Cela vous aidera sûrement à vous remettre de vos émotions. Qui sait, peut-être y trouverez-vous un artiste qui acceptera de vous accorder une interview.... Et qui pourrait vous prêter un crayon ?

Erreur fatale ! Elle sentit le fou rire revenir de plus belle et se pressa de ramener sa main le plus discrètement possible devant son visage. Pourquoi avait-elle parlé de ce fichu crayon ?!
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Melchior H. Barnes
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Melchior H. Barnes
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Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Empty
MessageSujet: Re: Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Besoin de distractions (LIBRE) [09/10/42] Icon_minitimeLun 29 Avr - 10:07



Besoin de distractions

Aos, Katherine et Melchior

Le plus sage des humours est l'auto-dérision.


Le Grand Théâtre
Le 9 octobre 1842


Melchior enchaînait bourde sur bourde. C'était son habitude mais, ce soir, cela lui causait bien plus de peine que les autres fois. Lui qui avait voulu faire ses preuves au théâtre, en acceptant cette nouvelle mission, se retrouvait, une fois encore, la risée du monde. Ses entités avaient beau le soutenir avec force, il s'attristait de la terrible réalité qui s'offrait à lui : il ne serait jamais rien d'autre qu'un pitoyable "scribouillard", sans talent aucun, sans renom. Il vivrait toujours dans l'ombre des autres et ne serait connu que pour son incapacité à affronter la vie avec dignité. Ce serait toujours "le clown", "l'impotent", "Barnes l'imbécile" ou "le simplet". Ses collègues s'étaient encore joué de lui et cela ne s'arrêterait jamais.

* Tu oublies "le voleur".* fit remarquer Mustel en gloussant. Tout ça l'amusait.

Melchior soupira. Sa propre personne l'exaspérait. Et cette pièce avait été mauvaise en plus. Les acteurs ne lui avaient pas plu et la foule lui avait fait peur. Il était là, à s'excuser face à une dame qu'il avait bousculée avec force pour retrouver son carnet envolé. Il suait à grosses gouttes, complètement perturbé par sa situation, au lieu de rentrer chez lui, fier et confiant, pour aller fumer un cigare et boire un bon verre afin de fêter son n-ième article sensationnel. Nul n'achèterait le journal demain pour lire son article ridicule. Aucune femme ne le découperait pour l'accrocher près de sa toilette. Aucun homme ne l'exhiberait dans un salon en vantant ses mérites. Il passerait inaperçu, comme lui, et disparaîtrait dans une poubelle souvent sans qu'un regard ne se soit attardé dessus.

Dépité, Melchior s'excusa encore auprès de la jeune femme qu'il avait heurtée. Cette dernière ne semblait pas lui en vouloir. Elle lui avait rendu son carnet avec un sourire bienveillant et lui avait demandé de se calmer. Cela avait eu le bon goût de lui faire reprendre légèrement conscience. Il quitta ses sombres pensées pour se présenter et lui expliquer pourquoi il avait tant paniqué à l'idée d'avoir perdu son recueil de notes.
La belle se présenta à son tour. Katyusha Orlov...Ce nom ne lui disait rien du tout. Devait-il la connaître ? Son nom sonnait russe et sa mise lui indiquait que c'était une femme de la haute société, sans doute une haute bourgeoise, voire une aristocrate. Quelle bévue de l'avoir ainsi violentée à coup d'épaule ! Il avait cruellement honte.


- Enchanté Madame. Je crois que nous ne nous sommes jamais rencontrés...

Au bout d'un moment, alors qu'ils s'étaient écartés de l'entrée qu'ils gênaient par leur présence, Melchior eut l'idée de se faire pardonner en lui accordant une place d'importance dans son article à l'aide d'une interview. La jeune femme ne sembla guère ravie face à cette proposition mais Melchior était prêt à insister un peu. C'est là qu'il avait réalisé qu'il avait perdu son unique crayon. Déçu, il s'affola un peu avant de baisser la tête en signe d'abandon. Katyusha souriait étrangement. Puis, alors que le petit journaliste relevait la tête, il aperçut aux coins de ses lèvres un sourire irrépressible. Elle riait de la situation...

* Il faut avouer que tu es parfois très drôle...* rit à son tour Wool.

* On retourne chercher le crayon ? Hein ? Dis ?! Allez ! On y va ? * couinait le furet, en sautillant en tous sens. C'était drôle, oui, mais le plus amusant c'était de partir en chasse du crayon. Il le retrouverait, lui, grâce à son flair et à son instinct !

Le journaliste ignora son entité cleptomane et joueuse et, quoiqu'un peu blanc, il sourit à son tour. Il conserva un air penaud et se frotta l'arrière du crâne, gêné à l'extrême. Puis il se mit à rire un peu avec Katyusha. Cette dernière était en train de lui dire que c'était aussi bien comme ça, parce qu'elle ne tenait pas à cette interview, et qu'il ferait bien d'aller boire un verre pour se détendre. Sa dernière allusion au crayon la fit pouffer de rire.
Melchior comprit qu'elle se moquait un peu de lui et hésita quant à l'interprétation qu'il devait tirer de son attitude. Les mots qu'elle avait choisis pouvait tout aussi bien vouloir dire qu'elle le congédiait comme elle souhaitait converser ailleurs...


* Invite-la, trancha le loup. Tu lui dois bien.*

Wool avait raison. Il avait envie de s'excuser davantage et de discuter un peu avec la jeune femme. Elle avait été si douce avec lui malgré le contexte. Combien auraient fait immédiatement scandale pour le jeter en pâture aux plus belliqueux ?

- Ah ah ! Vous avez raison de vous moquer, my lady...Je ris souvent de mes maladresses. Il vaut mieux, vu le nombre d'idioties dont je suis capable... fit-il un peu plus gai. Voudriez-vous le boire en ma compagnie ce verre ? J'en serais honoré. Evidemment, c'est moi qui vous l'offre ! Je vous dois bien cela...

C'était une proposition peu décente dans le contexte. Il était tard, Katyusha était apparemment sortie seule, et un tel tête à tête ne se faisait guère entre un gentleman et une dame dans semblables circonstances. Mais Melchior avait peu réfléchi avant de parler, comme d'habitude, et son entité lui avait donné suffisamment de courage pour saisir l'unique chance qu'il avait de se faire tout à fait pardonner pour sa rudesse.

- Je...Je connais un café très bien fréquenté, à l'angle de la prochaine rue. Si vous acceptiez...

Le journaliste réalisait que sa demande pouvait paraître particulièrement osée, voire outrageante. Malheureusement, c'était trop tard. Sa demande était faite. Comment allait-elle le prendre ?

- Je vous promets de ne pas vous interviewer, même si je trouvais un nouveau crayon... Son sourire en dit long quant à l'auto-dérision dont il pouvait faire preuve.

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